Poésie Urbaine
Galerie La Passerelle
14.3.- 3.5. 2026
Du 14 mars au 3 mai 2026, l’exposition Poésie Urbaine prend place à la Galerie La Passerelle, à La Gacilly. Le vernissage se tiendra le 13 mars à partir de 18h, moment privilégié de rencontre et d’échange autour des œuvres.
Après avoir été présentée à Rennes en 2023 et à Ploufragan en 2024, cette exposition poursuit aujourd’hui son chemin avec un nouvel élan. À travers des œuvres inédites, Florence Launay et Martina Hejmalova approfondissent leur dialogue artistique autour de la ville et de ses résonances sensibles. Le verre, matériau commun à leurs recherches respectives, devient le fil conducteur d’une exploration renouvelée du paysage urbain — entre rigueur architecturale et échappées poétiques.
Nichée au cœur de La Gacilly, la Galerie La Passerelle offre un espace propice à cette immersion. Son atmosphère intimiste et sa vocation à valoriser la création contemporaine en font un écrin particulièrement adapté à cette proposition artistique, où le regard est invité à ralentir et à s’attarder sur les détails.
Poésie urbaine propose une lecture sensible du monde citadin, loin de son agitation apparente. À travers le verre, matériau commun aux deux artistes, l’exposition invite à ralentir, à observer autrement, à redécouvrir la beauté discrète nichée au cœur du quotidien.
Les architectures miniatures de Martina Hejmalova dévoilent des fragments de vies suspendues. Maisons, immeubles, lieux de loisirs ou de passage deviennent des espaces de projection intime. En contre-plongée, le spectateur adopte une position d’observateur attentif, témoin silencieux de scènes à la fois familières et décalées. La transparence du verre révèle autant qu’elle protège, soulignant la fragilité de nos refuges urbains. L’humour y affleure subtilement, comme une respiration légère au sein de structures rigoureuses.
En contrepoint, les œuvres de Florence Launay insufflent une énergie libre et joyeusement décalée. Par la peinture et la technique du fixé sous verre, elle compose des images vibrantes, où les couleurs, les mots et les formes s’affranchissent des règles pour mieux célébrer l’imaginaire. Ses compositions dialoguent avec la ville non pour la décrire, mais pour en révéler les failles poétiques et les élans inattendus.
Ensemble, les deux artistes dessinent le portrait d’une ville sensible et attachante, où la solitude côtoie le jeu, où la rigueur architecturale se laisse contaminer par la fantaisie. Une ville à hauteur d’humain, parfois un peu bancale, mais résolument vivante.
Poésie urbaine invite le visiteur à ralentir, à sourire, et à reconnaître, au détour d’un détail ou d’une scène miniature, que la poésie – et l’humour – sont déjà là, tapies dans le quotidien.


